
Football/ ÉLECTIONS À LA FECOFA : L’ARTICLE 37, ENTRE EXIGENCE STATUTAIRE ET TENSIONS ÉLECTORALES !
LINAFF : Olive Kiloha confirmée à la tête du football féminin.
À l’approche des élections à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), le débat s’intensifie autour d’un point clé : le respect de l’article 37 des statuts, véritable pierre angulaire de l’éligibilité à la présidence.
Loin d’être une formalité administrative, cet article impose une condition essentielle : tout candidat doit justifier d’une expérience avérée dans la gestion du football. Clubs, ligues provinciales ou instances nationales, cette exigence vise à garantir que les prétendants disposent des compétences nécessaires pour diriger une institution confrontée à de nombreux défis structurels.
Cependant, à mesure que l’échéance électorale approche, des tensions émergent. Plusieurs sources évoquent des pressions exercées sur la commission électorale afin d’assouplir, voire de contourner ces critères. En toile de fond, la volonté supposée d’imposer un texte encore en cours d’examen et non validé par l’Assemblée générale de la FECOFA. Une telle démarche, si elle venait à se confirmer, constituerait une violation des règles en vigueur.
Au-delà de l’aspect juridique, la question est éminemment éthique : peut-on modifier les règles du jeu en pleine compétition ? Pour de nombreux observateurs, la réponse est claire. Les statuts actuels doivent être appliqués strictement, afin de préserver l’équité entre les candidats et la transparence du processus.
Face à ces inquiétudes, les appels à la vigilance se multiplient. Certains candidats dénoncent des tentatives d’intimidation et de manipulation, susceptibles d’orienter le scrutin. Ils appellent les autorités compétentes à s’impliquer davantage pour garantir un processus crédible et apaisé.
Car l’enjeu dépasse les ambitions individuelles. C’est la crédibilité même de la FECOFA qui est en jeu. Un scrutin entaché d’irrégularités risquerait d’affaiblir davantage une institution déjà fragilisée, compromettant ainsi les efforts de réforme et de développement du football congolais.
Dans ce contexte, le respect de l’article 37 apparaît comme une ligne rouge. Plus qu’une règle, il s’agit d’un principe fondamental de bonne gouvernance.
Assurer que seuls les candidats remplissant les critères puissent se présenter, c’est renforcer la légitimité du futur président et restaurer la confiance dans les instances dirigeantes.
LINAFF : OLIVE KILOHA CONFIRMÉE À LA TÊTE DU FOOTBALL FÉMININ.
Parallèlement à ces enjeux électoraux, la Ligue nationale de football féminin (LINAFF) a récemment organisé son scrutin.
Olive Kiloha a été réélue présidente avec 12 voix, devançant Arlette Butela (6 voix) et Charmante Yala (5 voix).
Candidate à sa propre succession, Olive Kiloha entame ainsi un nouveau mandat de quatre ans à la tête de cette entité subdélégataire. Cette réélection traduit une certaine continuité dans la gestion du football féminin en République démocratique du Congo, dans un contexte où ce secteur cherche encore à se structurer et à gagner en visibilité.
UNE GOUVERNANCE SOUS SURVEILLANCE.
Entre exigences de transparence à la FECOFA et continuité à la LINAFF, le football congolais traverse une période charnière. Les prochaines décisions des instances dirigeantes seront déterminantes pour renforcer la confiance des acteurs et poser les bases d’une gouvernance plus crédible et inclusive.
Plus que jamais, le respect des règles et des principes de bonne gestion demeure la clé pour assurer un avenir durable au football en République démocratique du Congo.
- Robi EBENGO