
Nord-Kivu : deux jeunes enfants guéris d’Ebola quittent le Centre de traitement de Katwa !
Deux enfants de 11 mois et de 4 ans ont été déclarés guéris de la maladie à virus Ebola après une semaine de prise en charge au Centre de traitement d'Ebola de Katwa, à Butembo.
Deux enfants âgés de 11 mois et de 4 ans ont été déclarés guéris de la maladie à virus Ebola et ont quitté, jeudi 30 juillet, le Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Katwa, à Butembo, après une semaine de prise en charge médicale.
Selon leurs familles, les deux enfants avaient développé une forte fièvre, accompagnée de vomissements et de diarrhée, avant d’être testés positifs au virus Ebola. Rapidement admis au CTE de Katwa, ils ont bénéficié de soins adaptés qui ont permis leur rétablissement.
À leur sortie, leurs proches ont exprimé leur gratitude envers les équipes médicales pour leur professionnalisme et leur dévouement. Ils ont également lancé un appel à la population afin que toute personne présentant des symptômes compatibles avec Ebola consulte sans délai un centre de traitement, soulignant qu’une prise en charge précoce augmente considérablement les chances de guérison.
Ces nouvelles guérisons interviennent une semaine après la sortie de quatre autres patients du même centre, dont trois officiellement déclarés guéris. Parmi eux figurait une infirmière contaminée lors de la prise en charge d’un patient dont l’infection n’avait pas encore été diagnostiquée.
À ce jour, une dizaine de patients confirmés ont quitté le Centre de traitement d’Ebola de Katwa après leur rétablissement. Les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts de sensibilisation et rappellent l’importance de signaler rapidement tout cas suspect afin de limiter la propagation de la maladie.
Butembo demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola au Nord-Kivu, avec 220 cas confirmés sur les 325 enregistrés dans la province au 27 juillet. Face à cette situation, les autorités mettent en garde contre les retards de consultation liés à la peur ou aux rumeurs, qui compromettent les chances de survie des patiKatwa.
Théola TAVUNDA