
Politique/ Dialogue inclusif en RDC : le RCET-CPS rejette la participation de l’AFC/M23 !
Le mouvement de Jean-Pierre Lisanga Bonganga soutient l'initiative du président Félix Tshisekedi, mais estime que les groupes armés ne doivent pas être associés au futur dialogue national.
Le Rassemblement des compagnons d'Étienne Tshisekedi pour le changement et le progrès social (RCET-CPS) a exprimé son opposition à la participation des groupes armés, en particulier de l'AFC/M23, au dialogue inclusif que le président de la République, Félix Tshisekedi, envisage de convoquer.
Dans une déclaration politique rendue publique le 25 juillet, le mouvement dirigé par Jean-Pierre Lisanga Bonganga estime que les « belligérants » ne devraient pas prendre part à ces assises nationales. Selon le RCET-CPS, le futur dialogue doit demeurer un cadre d'échanges entre acteurs politiques et sociaux congolais engagés dans une démarche pacifique.
Pour justifier sa position, le mouvement invoque notamment les résolutions de la Conférence nationale souveraine et du Dialogue intercongolais de Sun City. Il fait également référence aux condamnations judiciaires prononcées contre certains dirigeants, aux sanctions internationales visant l'AFC/M23 ainsi qu'aux accusations de liens entre ce mouvement et le Rwanda.
Le RCET-CPS considère que les groupes ayant pris les armes contre l'État congolais ne peuvent être intégrés à un processus politique destiné à favoriser la cohésion nationale et la recherche de solutions aux défis du pays.
Tout en réaffirmant son soutien à l'initiative du chef de l'État en faveur d'un dialogue inclusif, le mouvement appelle les autorités à limiter la participation aux seuls acteurs civils, politiques et sociaux, à l'exclusion des mouvements rebelles.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les discussions sur le format, les participants et les objectifs du futur dialogue national se poursuivent. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile continuent d'exprimer leurs attentes et leurs réserves quant à l'organisation de ce processus, présenté comme un cadre de concertation destiné à renforcer la stabilité et la cohésion nationale.
Théola TAVUNDA